RSE en entreprise

Communication interne

Intégrer la RSE au sein de son entreprise : 5 conseils indispensables

Intégrer la RSE dans sa stratégie d’entreprise est une tâche complexe, tant elle regroupe de sujets majeurs. Cependant, adopter une stratégie RSE est devenu un point de passage incontournable aujourd’hui pour les organisations souhaitant se développer durablement. Pour impliquer l’ensemble de l’entreprise autour des enjeux environnementaux, sociaux et économiques, la communication interne tient un rôle principal.

À travers cet article, découvrez des pratiques indispensables pour intégrer la RSE à votre communication, ainsi que les écueils à éviter.

#1 – Pourquoi intégrer la RSE dans sa stratégie d’entreprise ?

Contribuer à des enjeux élevés de développement durable

Tout d’abord, commençons par définir ce qu’est la RSE, autrement dit la Responsabilité Sociétale des Entreprises. Elle correspond à toutes les démarches mises en œuvre au sein de l’organisation contribuant aux enjeux de développement durable. Des enjeux qui réunissent 3 piliers fondamentaux

  • Un pilier économique, qui concerne la création de richesses, l’amélioration des conditions de travail et la réduction des inégalités
    • Soutien de partenaires et fournisseurs locaux
    • Satisfaction et fidélisation de la clientèle
    • Transparence auprès des investisseurs
    • Aménagement des conditions de vie matérielles des collaborateurs
  • Un pilier social, pour le respect des droits des personnes et la satisfaction des besoins en santé, en sécurité, en emploi et en équité
    • Amélioration du bien-être au travail des équipes
    • Renforcement de l’égalité des chances pour tous
    • Garantie de la sécurité des collaborateurs sur leur lieu de travail
    • Formation continue du personnel
  • Un pilier environnemental, comprenant l’ensemble des actions que l’entreprise met en place pour réduire son impact écologique
    • Adoption d’une stratégie bas-carbone afin de baisser les émissions de GES
    • Optimisation de la gestion des déchets, notamment grâce à des démarches d’économie circulaire
    • Utilisation responsable des matières premières et des ressources naturelles et énergétiques

Ces trois piliers du développement durable sont les fondations d’une entreprise à la fois équitable, viable et vivable.

Cette notion de RSE tient quand même une place récente dans le monde professionnel. Ce n’est qu’en 2010 qu’une norme dédiée, la norme ISO 26 000 fut créée. Elle induit de nombreuses lignes directrices pour évaluer l’engagement et les performances des organisations en faveur du développement durable. 

  • La gouvernance de l’entreprise
  • Le respect des droits de l’homme
  • La qualité des conditions de travail
  • Le respect de l’environnement
  • L’honnêteté dans l’ensemble des pratiques commerciales
  • Le soutien envers l’économie locale

Dans la même dynamique, la loi PACTE fut élaborée en 2019 par le gouvernement français. L’objectif est de donner une place centrale aux enjeux sociétaux et environnementaux, introduisant la notion d’entreprise à mission. Ce modèle permet à toute entreprise d’intégrer une raison d’être participant à l’intérêt commun et au bien de l’environnement. En clair, la RSE peut être vue comme une contribution positive des entreprises aux enjeux du développement durable.

Un nouvel axe décisif pour construire des organisations résilientes et performantes

Avec un changement climatique réel et deux crises économiques fortes, il y a une véritable évolution du monde professionnel. Il est vrai qu’à court terme, les impacts d’une stratégie RSE sont difficilement calculables. Cependant, c’est sur le long terme que tout se joue, avec de multiples facteurs concernés par la RSE : 

  • Amélioration de l’image de marque employeur
  • Fidélisation des collaborateurs
  • Attraction de nouveaux talents
  • Distinction de la concurrence

Bien entendu, une démarche RSE ne favorise pas seulement les acteurs internes, salariés ou dirigeants, mais aura des conséquences plus globales. Il s’agit de soutenir le progrès également pour les parties prenantes externes, tous essentiels au bon fonctionnement de l’organisation : 

  • Client
  • Partenaire
  • Fournisseur
  • Élu
  • Actionnaire
  • Média
  • ONG et Association

Au-delà d’un enjeu uniquement business, la RSE va donc plus loin, à la recherche d’un impact positif sur l’écosystème de l’entreprise. Avec une telle stratégie, une entreprise fait avant tout preuve de résilience, s’adaptant aux contraintes et défis de notre temps. Une résilience de plus en plus importante à la vue des récentes crises et actualités. Les enjeux sociétaux, économiques et environnementaux repassent au premier plan, avec des entreprises qui ajustent leurs comportements, services et produits. Aujourd’hui, il est normal de retrouver, lors d’appels d’offres ou de demande de subvention, une partie dédiée à la RSE. Face à ces nouvelles exigences, l’organisation devra justifier des indicateurs probants, mettant en lumière ses actions et son engagement.

#2 – Intégrer la RSE dans sa stratégie d’entreprise avec succès

Considérer la RSE comme une partie intégrante de la stratégie d’entreprise

L’engagement RSE profitera à l’entreprise seulement s’il n’est pas considéré comme un bonus et mis de côté dès qu’il devient trop prépondérant. Recyclage, économies d’énergies, dons, partenariats, etc, ne sont, certes, pas des sujets secondaires, mais peuvent être fortement remis en question. La société dans son ensemble attend des engagements puissants des entreprises, sur de véritables problématiques de transformation. Quel est le modèle de production ? Quel traitement est réservé aux collaborateurs et aux fournisseurs ? Quelles solutions sont adoptées pour transiter vers un modèle plus durable ? 

Globalement, il s’agit de mener des actions faisant partie intégrante du projet de l’entreprise. Des actions sur le long terme qui vont impacter sa transformation, s’inscrivant dans sa raison d’être et dans ses valeurs. Un des exemples les plus marquants aujourd’hui reste le fameux slogan de Danone « One planet. One heatlh” (Une planète, une santé). Il reflète une entreprise pour qui la santé des êtres humains est indissociable de celle de la planète. Plus qu’une simple phrase, c’est un véritable appel à des habitudes de consommation plus saines et plus durables. 

Impliquer la totalité des différents acteurs de l’écosystème dans la transformation

La clé d’une stratégie RSE réussie est l’engagement en interne évidemment, mais aussi celui de tout l’écosystème. Nous en avons cité certains précédemment, s’agissant des partenaires, investisseurs, fournisseurs, clients, etc. Plusieurs solutions existent, afin de créer un environnement global vraiment bénéfique au développement d’une culture RSE : 

  • Créer des événements internes régulièrement autours des engagements pris. Ces moments sont essentiels pour mobiliser les équipes autour du RSE. Steeple, en tant qu’outil de communication interne, permet de communiquer et de fédérer autour de ces événements : séminaires sur le thème des valeurs de l’entreprise, petits-déjeuners ou after-work à thématique environnementale, ateliers de réflexion sur la QSE. Ce sont autant de pistes possibles pour amener à une prise de conscience en interne.
  • Interroger les partenaires, investisseurs, salariés, fournisseurs, etc, qui sont les plus adeptes à expliquer les engagements pris au quotidien. Il est important de ne pas seulement communiquer sur des actions futures. Les observateurs attendent avant tout d’avoir une vision sur ce qui est mis en œuvre à un instant-t.
  • Transformer les clients et collaborateurs en ambassadeurs RSE. Si les initiatives décidées en amont et déclarées en public sont respectées, alors en témoigner est légitime. Plus que des ambassadeurs de l’entreprise, des produits ou services proposés, les clients et salariés doivent devenir des ambassadeurs RSE. Ces retours d’expérience sont précieux pour ensuite créer du contenu authentique sur les sujets les plus poignants. 

En impliquant différents acteurs dans votre communication avec un outil comme Steeple, vous démontrez ainsi votre engagement envers la société. Une manière d’embarquer avec conviction toutes les parties prenantes au succès de l’entreprise, mais également d’améliorer fortement votre marque employeur. 

Instaurer un bilan carbone, une première étape clé pour identifier les actions impactantes

Une des premières démarches à intégrer à sa stratégie RSE est bien le bilan carbone. Ce bilan a pour objectif de mesurer la consommation d’énergie et la consommation de GES, liés aux activités. Ceci afin de mettre en œuvre une politique environnementale selon les difficultés de l’entreprise. Il est plus simple de créer une véritable stratégie une fois que les grands axes d’améliorations ont été déterminés en amont. Plusieurs solutions sont à portée de main des organisations souhaitant calculer leur bilan, suivant leurs moyens disponibles : 

  • Méthode du Bilan Carbone développé par l’ADEME
  • Cabinets de conseils
  • Divers Logiciels Saas de pilotage et de suivi des actions, qui ont vu le jour ces dernières années

Avec l’objectif de neutralité carbone défini par l’Accord de Paris pour 2050, réaliser son bilan carbone devient essentiel pour les entreprises. À la fois pour maîtriser son impact environnemental, mais aussi pour se bâtir un avantage concurrentiel durable sur le marché. Communiquer sur son bilan carbone est également une opportunité de renforcer l’image de l’entreprise ainsi que la marque employeur.

Construire une feuille de route en adéquation avec les résultats du bilan carbone

L’objectif de toute stratégie RSE est bien d’améliorer les performances globales d’une organisation sur le long terme. Divers facteurs viennent renforcer la productivité des collaborateurs ainsi que leur engagement envers la stratégie de l’entreprise. Une meilleure gestion des ressources, de son environnement et une amélioration du bien-être au travail. Dans ce contexte, le bilan carbone reste une première étape venant introduire la création d’une feuille de route plus importante. La suite demande un travail en interne, impliquant à la fois la direction, les managers et les collaborateurs. En coordonnant tous les acteurs, le but est de planifier les actions futures. Cela grâce à une cartographie et une analyse des enjeux prioritaires pour la réussite de la stratégie RSE de l’entreprise. Des indicateurs de performance sont alors importants pour mesurer l’efficacité de la démarche, dont voici une liste non-exhaustive : 

  • Indicateurs de ressources : parité entre les hommes et les femmes ainsi que les postes occupés, formations proposées, types de contrats majoritaires, etc.
  • Indicateurs environnementaux : le nombre de fournisseurs responsables, la part de production en France ou en Europe, l’empreinte carbone des collaborateurs…
  • Indicateurs sociétaux : dons à des organismes, parts d’investissement responsable… 

Avec ces indicateurs, les entreprises seront plus à même d’anticiper les éventuelles problématiques et mettre en place les actions adéquates.

Valider et valoriser sa stratégie RSE grâce à l’obtention de rapports ou labels spécialisés

Un mot qui revient souvent lorsque la RSE est évoquée, celui du greenwashing. Faisant beaucoup parler de lui ces dernières années, le greenwashing correspond à une pratique trompeuse des entreprises. Le terme implique une utilisation de l’écologie à des fins uniquement marketing, dans un but d’amélioration de l’image de marque. Pour crédibiliser toute démarche entreprise, il est donc important de les valoriser par des rapports ou labels. Ces preuves impliquent la réalisation d’un audit par un organisme externe, jugeant de l’impact et de la fiabilité des actions.

Les rapports retranscrivent les actes et résultats de l’entreprise, publiés généralement de manière annuelle. Ils témoignent des programmes en matière de développement durable, afin que tout le monde puisse visualiser comment une organisation prend en compte les enjeux RSE au niveau de sa stratégie.  Les labels sont eux différents, avec une reconnaissance davantage structurée. Ils permettent de crédibiliser et valoriser les actions auprès du grand public, avec des labels généralistes et d’autres plus sectoriels. Voici quelques exemples de labels bien connus : 

  • LUCIE, développé en partenariat avec l’AFNOR et aligné sur la norme ISO 26 000
  • Engagé RSE, créée par l’AFNOR et servant de référence internationale
  • B Corp, conçus par l’ONG américaine B Lab, et intégrant la notion de raison d’être
  • Positive Workplace, label européen permettant à toutes les entreprises d’y avoir accès, peu importe leur niveau de maturité RSE

Rapports ou labels, ce sont des atouts incontestables pour bénéficier d’une bonne communication à destination de l’écosystème de l’entreprise. 

La responsabilité des organisations est devenue au cours des dernières années un débat essentiel. Les entreprises à missions se développent, avec des fondateurs et collaborateurs de plus en plus engagés. Celles dont ce n’est pas encore le cas ont conscience que le sujet est destiné à être obligatoire. Cela afin de répondre aux appels d’offres, d’engager les collaborateurs, d’améliorer sa marque employeur et attirer de nouveaux talents, ou encore convaincre les actionnaires. Intégrer la RSE dans sa stratégie d’entreprise demandera donc une proactivité toujours plus importante pour des actions responsables en matière environnementale, sociétale et économique. Sujet primordial de la RSE, découvrez maintenant comment mettre en place une démarche QVT en entreprise.

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